Badaboum Théâtre
16, quai de Rive-Neuve
13007 Marseille
T. 04 91 54 40 71
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Petit Futé

Editorial de Louis Dieuzayde

Passeur de culture et outil de sensibilisation au monde du théâtre auprès du jeune public, le Badaboum Théâtre entre dans sa 26ème saison.

Spectacles, ateliers de formation, rencontres des enfants avec les équipes artistiques, travail sur la spécificité du conte marocain vont ponctuer l’année et ouvrir au cœur de l’expérience sensible de la jeunesse une place active à la singularité des arts de la scène.

L’artisanat irréductible du théâtre, la co-présence acteurs-spectateurs, la transformation des corps, du temps et de l’espace, l’écoute de récits, le plaisir du partage collectif de sensations subjectives, le déplacement de la vision du monde opéré par l’image scénique et la langue poétique vont venir, gageons-le, enrayer momentanément le flux continuel des distractions, suspendre le rouleau compresseur marchand du régime (faussement) émotionnel en vigueur.

Le Badaboum Théâtre s’est depuis longtemps spécialisé dans l’actualisation des classiques de la littérature pour la jeunesse, notamment par une archéologie et une lecture renouvelée des contes (La Barbe bleue, La Petite sirène, Blanche neige…), des Fables (La Fontaine), de romans anciens ou contemporains (Cosette, ça finit bien de Victor Hugo ; L’Homme à l’oreille coupée de Jean-Claude Mourlevat) tout en explorant les puissances d’enchantement et de découverte du monde ludique quand il s’empare des corps, des voix et des espaces.
Les deux créations de cette saison ouvre encore d’autres chemins : une fiction sociale et économique démontant les clichés de Noël (Mais que peuvent bien faire l’été les lutins du Père Noël ?) et un dispositif singulier d’écoute et de regard hérité, inspiré de l’art du conte Marocain (Les Doigts d’une main ne sont pas semblables, ainsi en est-il des enfants d’une même famille, projet Batbout).

Comme le figure l’affiche de la saison, nous mettant face à cet enfant assis comme un indien au milieu de la programmation et affublé de lunettes surdimensionnées, il s’agira bien de déformer la vue trop sue des choses afin d’accéder à d’autres réalités et de rendre à l’imagination toutes ses facultés de connaissance et d’émancipation.

Louis Dieuzayde, Président du Badaboum théâtre