Badaboum Théâtre
16, quai de Rive-Neuve
13007 Marseille
T. 04 91 54 40 71
contact@badaboum-theatre.com
Petit Futé
à partir de 5 ans

Cyrano

Si on dresse le portrait de Cyrano, on peut dire beaucoup de belles choses. Agile et élégant, il manie l’épée comme personne. Poète, il n’a pas son égal pour faire jouer les mots ; on peut dire encore qu’il est honnête, courageux, généreux, sensible, malin, drôle, pudique aussi, tellement pudique… Mais en vérité, si on dresse le portrait de Cyrano, c’est de son pif que l’on parlera en premier. Personne n’oubliera de citer le célèbre cap, le fameux pic !

“Un nez ! … Ah ! Messeigneurs, quel nez que ce nez-là ! …
On ne peut voir passer un tel nasigère
Sans s’écrier : « Oh ! Non, vraiment, il exagère ! »
Puis on sourit, on dit : « Il va l’enlever… ».
Mais Monsieur de Bergerac ne l’enlève jamais.”

Du 29 octobre au 10 novembre 2018 :

Lundi 29 octobre 15h
Mardi 30 octobre 14h30
Mercredi 31 octobre 14h30
Jeudi 01 novembre 14h30
Vendredi 02 novembre 15h
Mercredi 07 novembre 14h30
Jeudi 08 novembre 14h
Vendredi 09 novembre 9h30 et 14h30
Samedi 10 novembre 14h30

D’autres séances peuvent s’ouvrir à tout moment, se renseigner au 04  91 54 40 71.
Réservation conseillée

Réservation
Notre jauge étant limitée, il est fortement conseillé de réserver vos places par téléphone au 04 91 54 40 71.
Le règlement s'effectue sur place, 1/4 d'heure avant le début de la représentation. Attention ! nous ne prenons pas la carte bleue.
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D’après Edmond Rostand.

Mise en scène : Anne-Claude Goustiaux
Avec : Fabien Hintenoch, Anne Naudon et Frédéric Schulz-Richard
Costumes : Elsa Cassili
Lumières : La Phalène
Son : Jérôme Guitard

© Badaboum théâtre production

http://urlz.fr/7PqC

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  • Un Cyrano qui ne manque pas de panache

    ON A VU Au Badaboum, l’adaptation réjouissante d’Anne-Claude Goustiaux.

    Il fallait de l’audace à Anne-Claude Goustiaux, qui signe l’adaptation et la mise en scène de ce Cyrano, pour faire entendre à un public de plus de 4 ans, la langue jubilatoire et sophistiquée d’Edmond Rostand.
    Dans sa création qu’elle présente au Badaboum Théâtre jusqu’au 3 mai, elle a d’ailleurs choisi de ne pas utiliser de décor (juste un banc et un rideau rouge) comme pour laisser tout à fait libre et souveraine, cette écriture pleine de sens et de mouvements.
    Portés avec brio par un trio de comédiens (François Bouteau, Anne Naudon et Frédéric Shulz-Richard), les mots jouissifs, fougueux et gracieux de l’une des plus célèbres pièces de théâtre, tourbillonnent ainsi dans les têtes d’un public jeune qui, même s’il n’en saisit pas toujours le sens, se laisse bercer par leur musicalité. Il faut dire que la mise en scène ludique et rythmée facilite, comme il faut, la compréhension.

    En resserrant l’histoire sur les trois principaux personnages Cyrano, Christian et Roxane, Anne-Claude Goustiaux a en effet choisi de garder les incontournables du chef-d’œuvre d’Edmond Rostand. Qui Roxane aime et pourquoi? Comment définit-on la beauté? Qu’est-ce qui est laid? Autant de questions simples qui s’en dégagent et qui feront réfléchir les enfants.
    On apprécie alors comment la metteuse en scène exploite les célèbres phrasés de la pièce.
    Comme lorsque Cyrano se lance dans la cultissime tirade sur son nez, en interrogeant les enfants saisis par sa voix tonitruante : « C’est un roc ! … c’est un pic … c’est un cap ! Que dis-je, c’est un cap? … c’est une péninsule ! ». Ou encore la fameuse scène de la fenêtre, traitée avec humour, lorsque Cyrano, caché dans le noir, souffle à Christian les mots tendres qu’il doit adresser à sa bien-aimée. Ou encore la scène finale où, dans le crépuscule, Cyrano meurt, debout, et avec panache. Dans cette formule concentrée et pleine de vivacité, Anne-Claude Goustiaux parvient à extraire et à faire pétiller toute l’essence de la pièce d’Edmond Rostand. Mais pas seulement. En jouant d’une mise en abîme où Cyrano apparaît aussi dans l’envers du décor (avec notarnment l’intrusion dans le jeu du régisseur), cette création entend aussi donner aux enfants le goût du théâtre. Cet univers fabuleux où il n’y a pas toujours de héros parfaits. Cyrano avec son vilain nez est un de ceux-là. De ceux qui émeuvent par leur humanité. Les grands comme les petits.

    Annabelle Kempff - La Provence, jeudi 24 avril 2014

  • Cyrano m’était conté

    Après Quasimodo et La Petite Sirène, Anne-Claude Goustiaux continue de mettre en lumière les héros inadaptés avec Cyrano. Un classique haut en verbe auquel le Badaboum redonne toutes ses couleurs.

    Disons-le d’emblée : ce Cyrano est une réussite. Plus qu’une belle opportunité de (re)découvrir ce classique, la pièce a quelque chose de propre au théâtre d’aujourd’hui par sa façon d’envisager avec simplicité les intrigues et rebondissements multiples. Car au-delà de la si célèbre tirade du nez, c’est sur l’amitié et la complicité de deux rivaux que la lumière est faite, révélant toute la complexité des sentiments et des relations amoureuses.
Le casting étonnant n’y est pas pour rien. En choisissant un danseur pour incarner un héros caractérisé par son éloquence, le metteuse en scène Anne-Claude Goustiaux permet de donner à Cyrano un corps dont l’agilité renvoie à l’habileté de son esprit — et non à l’ingratitude de son physique. François Bouteau, que l’on connaît notamment pour son travail avec la compagnie de Georges Appaix, donne une légèreté et une grâce inouïes au personnage. Fredéric Schulz-Richard, qui joue Christian, le jeune mousquetaire à qui les mots manquent pour dire son amour à Roxane, s’avère un comédien habité, excellant dans un registre qu’on ne lui connaissait guère jusque-là. Quant à l’objet de tous les désirs, la belle Roxane, elle est interprétée par Anne Naudon, dont le port altier et la grâce la confondent avec son personnage. A eux trois, les comédiens mènent tambour battant les cinq actes et quelques 2600 vers d’Edmond Rostand, dans une traversée pertinente de l’intrigue, ici miraculeusement réduite à une petite heure de jeu, permettant l’attention des plus jeunes.Dans cette pièce qui parle aussi de cape, d’épée et de mousquetaires, les costumes sont magnifiques, baroques et chatoyants.
Le pari de la transmission est réussi : les enfants sont ébahis, attentifs, malgré un langage rendu difficile d’accès par les quatre siècles qui nous en séparent.

    Joanna Selvidès - Ventilo n° 336, Mercredi 23 avril 2014

  • Cyrano saute sur la scène du Badaboum

    On pensait que certaines œuvres n’étaient pas accessibles au jeune public. Trop élaborées, trop complexes, trop difficiles à saisir disait-on, pour des esprits peu formés aux subtilités de la littérature. Grossière erreur. En adaptant le Cyrano d’Edmond Rostand en direction des tout-petits (à partir de 4 ans), le Badaboum théâtre démontre précisément le contraire. « C’est une problématique qui touche les enfants, affirme, sûre d’elle, Anne-Claude Goustiaux, qui signe l’adaptation et la mise en scène. Ils sont sensibles comme tout le monde, à la beauté intérieure des êtres et sont tout autant sensibles aux histoires qui touchent à l’injustice ».

    Cyrano entretient un rapport particulier à la scène, se jouant de lui-même, s’amusant autant avec les duels d’épées qu’avec les bons mots dont il est très friand. « Même s’ils ne comprennent pas toutes les subtilités d’une langue écrite en alexandrins, les enfants sont sensibles à sa musicalité » affirme Anne-Claude Goustiaux. Elle a d’ailleurs « testé » les effets avec ses propres enfants qui s’avèrent très concluants.

    Réduit aux principaux protagonistes, Cyrano, Roxane et Christian, le spectacle a l’ambition d’introduire une petite pièce dans la « grande », comme dans un système de poupées russes, pour fabriquer une pièce miniature à la dimension de la salle qui l’accueille. « Le décor est minimal, la scénographie repose presque uniquement sur le langage », détaille Anne-Claude Goustiaux. En revanche, les costumes gardent leurs belles couleurs et leurs effets d’amplitude favorables à une grande souplesse de jeu. François Bouteau, dans le rôle de Cyrano, n’a d’ailleurs pas été choisi au hasard. En plus d’être comédien, il est danseur. Ce qui devrait donner une certaine grâce à son personnage. 

    Philippe Faner - La Provence, Lundi 14 avril 2014

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