Badaboum Théâtre
16, quai de Rive-Neuve
13007 Marseille
T. 04 91 54 40 71
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Petit Futé
à partir de 4 ans

Le Roi Grenouille

Roi G photo1 Richard Melka

Il était une fois une princesse capricieuse qui ne tenait pas ses promesses, un honnête palmipède bien décidé à se faire respecter, et une chèvre éprise de liberté qui décida de fuir, au péril de sa vie, son enclos familier…

Quand l’univers fantastique et cocasse des frères Grimm rencontre la poésie mélancolique d’Alphonse Daudet, cela donne une pièce montée, sonore et contrastée, servie sur un lit d’herbe et de fourrure aux jeunes spectateurs.

Du 3 au 12 avril 2019.
Dates à venir. Réservation conseillée.

Réservation
Notre jauge étant limitée, il est fortement conseillé de réserver vos places par téléphone au 04 91 54 40 71.
Le règlement s'effectue sur place, 1/4 d'heure avant le début de la représentation. Attention ! nous ne prenons pas la carte bleue.
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D’après les frères Grimm et Alphonse Daudet.
Avec : Jonathan Bidot, Atsama Lafosse et Peggy Péneau
Mise en scène :
Jonathan Bidot, assisté de Stéphane Chapoutot et Kéla Vidal
Accessoires, costumes et décors : Elsa Cassili Sojic
Dispositif sonore : Stéphane Chapoutot et Jonathan Bidot
Création lumières : Ketty Paulin et Thomas Lambillotte
© Badaboum théâtre production

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  • Le drôle de duo d’un roi Grenouille et d’une chèvre

    L’idée est périlleuse que de vouloir tisser deux histoires d’animaux, l’une et l’autre, dans un même spectacle, sur une même scène, par les mêmes acteurs. D’autant que ces deux contes populaires, Le Roi Grenouille des frères Grimm et La chèvre de Monsieur Seguin d’Alphonse Daudet, n’ont en commun que l’utilisation de la figure animale comme miroir de l’homme, de ses passions, ses vices, ses désirs.

     Et pourtant, ce qu’a tricoté Jonathan Bidot dans l’antre du Badaboum fonctionne à merveille. D’abord le choix d’une double scénographie (le gazon vert pour la chèvre, l’espace vert et rose fluo derrière des panneaux opaques pour Le Roi Grenouille) offre une lecture facile des deux histoires. Ensuite, les voix des acteurs transformées en direct (aiguë pour la princesse comme gonflée à l’hélium, profonde pour la grenouille, grave pour le loup…) ravissent d’emblée le jeune public. Enfin, la tonalité pop de l’ensemble dans l’esthétisme, la musique, l’éclairage avec boule à facettes, le jeu des comédiens, est rafraîchissante.

     L’on s’enivre ainsi de la liberté retrouvée de cette chèvre qui gagne la montagne immense, baignée de lumière bleue, sur un son house. L’on frémit du combat qu’elle livre une nuit durant avec le loup, sa robe blanche éclairée de rouge. L’on rit de l’union qui naît de la ridicule princesse et de son Roi Grenouille. Un joli moment pour les jeunes enfants.

    Annabelle Kempff - La Provence

  • Caprices et délivrances

    Formidablement entremêlés, « La chèvre de Monsieur Seguin » et « Le Roi Grenouille » rivalisent de couleurs et de voix distordues sur la scène du Badaboum théâtre.

     Etrange idée originelle que de réunir, a fortiori en passant de l’un à l’autre, ces deux contes ; et pourtant, sous la houlette de Jonathan Bidot, Atsama Lafosse et Peggy Péneau, Le roi grenouille des frères Grimm et La chèvre de Monsieur Seguin d’Alphonse Daudet, s’entremêlent avec une fluidité et une pertinence évidentes, et les promesses d’une petite princesse, aussi jolie que capricieuse et calculatrice, résonnent comme en antithèse avec les désirs d’émancipation de la naïve chevrette, qui s’enfuit de son clos protégé pour rejoindre les alpages et les montagnes en quête de liberté. Deux textes qui se répondent d’autant plus fortement qu’ils dégagent tous deux une morale bien peu morale, justement : la petite fille, qui explose la grenouille pour ne pas avoir à tenir sa promesse, se voit « récompensée » par un beau prince charmant – et ils n’auront même pas d’accident de carrosse…-, tandis que la candide Blanquette, comme on le craignait, finira dans la gueule du loup…

     Au-delà des résonances, Jonathan Bidot et ses deux comédiennes, dans un jeu de rôle et d’incessants allers-retours, ont parfaitement délimité les espaces – une cage dorée de rose fluo pour la princesse, un gazon vert flashy pour la chevrette -, dans une cohérence esthétique assez « disco » amplifiée au fil du spectacle, notamment lorsque la petite chèvre troque sa triste barbe contre une perruque afro argentée et s’empare des alpages en faisant tournoyer une boule à facettes et devenir « au moins aussi grande que le monde »… Très pertinente aussi – alors que cela aurait pu n’être qu’un gadget -, la déformation des voix qui non seulement identifie chaque « héros » autant qu’un costume ou qu’une mimique, mais plonge carrément les minots dans ces aventures croisées, et les emprunts musicaux, d’une suite de Bach en boucle à un final trip-hop, d’une grande sensibilité.

    Reste une très légère faiblesse dans le combat final opposant la chevrette au loup, peut-être un peu trop statique là où on attendrait un minimum de confrontation ; mais la pièce vient d’être créée et au Badaboum, où, chose rare, elles sont programmées dans la durée et sont pour la plupart inscrites au « répertoire-maison » pour vivre plusieurs saisons-, les spectacles, plus que jamais vivants, évoluent sans cesse…

    Denis Bonneville - La Marseillaise

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