Badaboum Théâtre
16, quai de Rive-Neuve
13007 Marseille
T. 04 91 54 40 71
contact@badaboum-theatre.com
Petit Futé
à partir de 3 ans

Rumpelstiltskin le petit lutin

Rumpel photo3 Nicolas WattelleIl était une fois un meunier vantard qui avait une fille très jolie…
Le roi l’emmena chez lui et promit de l’épouser si elle transformait la paille… en or. Voilà la jeune fille en pleurs, quand soudain surgit un petit lutin qui savait filer la paille en or…
Ce spectacle se joue dans un décor tournant à la manière d’un manège à l’ancienne, évoquant tour à tour la campagne, le château du roi, la cave et sa meule de paille, puis la forêt du lutin.
Mais au fait, comment s’appelle-t-il ?

Pour ce spectacle, nous avons essentiellement recherché à la fois l’archaïsme et l’étrangeté. Chacun des comédiens a travaillé souterrainement à partir d’un animal non domestique, ce qui donne aux personnages une gestuelle et une sauvagerie très particulières. Ainsi, dès le début du spectacle, nous sommes plongés dans un univers insolite.

Ce spectacle a reçu le Grand Prix du Jury au Festival d’Asilah en 2010 ainsi que le premier prix d’interprétation féminine décerné à Magali Bazart, le prix des costumes, des effets, de la scénographie et de la musique. Puis au festival de Nador (Maroc) en 2011, le prix du jury et le premier prix d’interprétation féminine décerné à Marianne Fontaine.

Du 27 décembre 2018 au 19 janvier 2019 :

Jeudi 27 décembre – 16h
Vendredi 28 décembre – 14h30
Lundi 31 décembre – 15h
Mercredi 2 janvier – 14h30
Jeudi 3  janvier – 16h
Vendredi 4 janvier – 14h30
Mercredi 9 janvier – 14h30
Samedi 12 janvier – 14h30
Mardi 15 janvier – 14h30

Mercredi 16 janvier – 14h30
Samedi 19 janvier – 14h30

Réservation conseillée.
D’autres séances peuvent s’ouvrir à tout moment,
se renseigner au 04 91 54 40 71.

 

En extérieur :

Samedi 15 décembre à 14h30 et 16h30, Grenier de l’Alcazar à Eyguières (13430). Réservation au 04 90 59 87 31.
Jeudi 20 décembre à 9h, école Château sec, 13009 Marseille.
Jeudi 13 décembre à 9h15, école Manon des Sources, St Cyr-sur-mer.
Lundi 5 novembre à 10h, salle des fêtes, St-Etienne en Dévoluy.

 

 

 

Réservation
Notre jauge étant limitée, il est fortement conseillé de réserver vos places par téléphone au 04 91 54 40 71.
Le règlement s'effectue sur place, 1/4 d'heure avant le début de la représentation. Attention ! nous ne prenons pas la carte bleue.
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D’après les frères Grimm.

Mise en scène : Laurence Janner
Avec : Eric Bernard, Marianne Fontaine et Jean-Noël Lefèvre
Musique : Lionel Elian
Texte des chansons : Antonella Fiori
Costumes et décors : Gaelle Bourre, Françoise Cueff et Blandine Poulat
Lumières : Guillaume Amiard
© Badaboum théâtre production

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  • Le Badaboum change la paille en or

    Au Badaboum théâtre, on sait depuis fort longtemps que le meilleur moyen d’emmener en voyage un enfant n’est pas de le prendre par la main. Mais par l’oeil et l’oreille. Cela commence donc par 3 personnages illuminés d’orange qui baignent dans une musique douce. La peur du noir pourrait gâcher le plaisir. En canon, les protagonistes profèrent une espèce de charabia espagnol. Et pendant que les adultes tendent désespérément de faire appel à de vagues souvenirs scolaires, les minots n’en perdent pas une miette et commencent à se marrer.
    Une fois dans l’ambiance, le conte peut commencer. Rumpelstilskin n’est pas le conte des frères Grimm le plus connu. La faute à un nom imprononçable ? À quoi tient le succès… Mais l’histoire nous est familière. La fille du meunier aurait le don de changer la paille en or. Ce qui ne gâte rien, vu qu’elle possède aussi le talent d’être belle. Deux raisons d’intéresser un roi qui pour l’occasion a la langue bleue et l’épine dorsale d’un dragon (Roi = dragon ? Le bon = Le méchant ? pourquoi pas, même à l’heure des verts paradis de l’enfance les choses ne sont pas simples…). Mais la belle se trouve fort dépourvue au moment de réaliser ses prodiges et doit faire appel à un lutin. Celui-ci s’exécute jusqu’à demander le premier enfant qui naîtra de l’immanquable union du Roi et de la fille du meunier.
    Sur fond de musique gaiement technoïde, la paille se change en or et la pauvrette en princesse. Mais au moment de donner son enfant, le méchant lutin veut bien lui laisser à condition qu’elle découvre son nom. Devinette qui, comme chacun l’aura remarqué », est particulièrement vicieuse au regard du patronyme de l’affreux drille. C’est l’occasion de demander au public – qui aime toujours autant se prêter au jeu – son petit nom. Mais une fois que tout le monde se sera bien égosillé, les choses rentreront dans l’ordre et la fille du meunier gardera son enfant pour le plus grand bonheur de tout le monde. Enfants et critique compris.
    Au Badaboum, les créations sont estampillées « pur sucre ». On ne prend pas les enfants pour des niais et l’interprétation est toujours fine. On peut y aller les yeux fermés. Demandez aux minots.

    Anne Richter - La Marseillaise

  • à propos… Rumpelstilskin le petit lutin

    D’après les frères Grimm


    Mise en scène et adaptation : Laurence Janner
    Avec :
    Magali Bazart (le lutin et le meunier)
    Jean-Noël Lefèvre (le roi et le messager)
    Marianne Fontaine (la jeune fille)
    Musique : Lionel Elian
    Scénographie : Françoise Cueff assistée de Sylvain Faye
    Costumes : Blandine Poulat et Gaëlle Bourre
    Lumières : Guillaume Amiard
    Régie et accessoires : Guillaume Amiard
    Remerciements à Antonella Fiori et Laurent Vignaux pour leur précieuse collaboration

     

     

    Les contes sont hors du temps, universels, magiques, c’est le sentiment que chacun peut éprouver dès que sonnent à l’oreille les quatre petits mots magiques « Il était une fois… ». Ils se sont gravés dans nos esprits quand nous étions enfants et le sont encore souvent une fois adultes. Emprunte mystérieuse, indélébile, potentiel d’une puissance explosive certaine.
    Leur passé demeure souvent mystérieux, surtout pour les moins connus d’entre eux, notamment « Rumpelstilskin » qui porte d’autres noms : Outroupistache ou encore Sautecraneur.
    Des auteurs de renommés se sont appropriés, à partir du XVIIe siècle, le conte oral de tradition populaire et l’ont converti en un discours littéraire, nourri de codes sociaux de l’époque.
    Certains contes avaient déjà été édités, circulant dans les campagnes, mais n’avaient pas reçu l’aval de la bourgeoisie. Il faut dire que le monde du conte traditionnel ne met jamais en scène des membres de la bourgeoisie ou de l’église mais plutôt des rois, reines, princesses, soldats, paysans, animaux, sorcières, elfes, lutins, géants. Il fallut attendre Charles Perrault (1697) pour que les contes populaires soient acceptés à la cour et que l’on goûte leur double sens, leurs anagrammes… Mais pour Rumpelstiltskin qui a pourtant traversé toute l’Europe, il faudra attendre les frères Grimm, plus d’un siècle après (1812).
    Sans doute, ce drôle de conte qui met en scène des personnages trés troublants n’a pas permis aux auteurs épris de morale et de principes d’éducation d’asservir cette histoire aux codes autorisés :
    – Un petit lutin, qui après avoir sauvé une jeune fille de la mort lui demande son enfant en remerciement,
    – Un meunier qui vante les faux mérites de sa fille,
    – Une jeune fille d’une extrême passivité,
    – Un roi cupide qui menace de mort celle-la même à qui il promet le mariage si elle ne fournit pas tout l’or qu’il demande…

    Les contes populaires furent les premiers actes symboliques par lesquels les petites gens pouvaient enfin dénoncer leur terrible condition, espérer devenir chevalier ou princesse par leurs mérites ou leur exploit, prémices d’une volonté de démocratie. Seul le merveilleux et le miraculeux pouvait dépasser les frontières féodales.
    Comme l’enfant réel dans la coutume, notre héroïne, « la jeune fille », s’aventure seule et loin des siens, sur les franges périlleuses d’une expérience exceptionnelle capable de lui apporter son insertion dans le monde.
    Comme la plupart des contes populaires « Rumpelstilskin » est simple, clair et direct.

    Il est à noter que les contes traditionnels oraux, emprunts de mythologie matriarcale (d’abord les conteurs puis souvent les nourrices transmettaient les contes) furent petit à petit transformés de différentes manières : la marraine devint sorcière ou marâtre, la jeune princesse active un jeune homme.
    Les lignés maternelles de naissance, ou par mariage, firent place à des lignées paternelles. Rumpelstilskin n’échappe pas à la règle même s’il a su garder son archaïsme.
    Dans la plupart des contes archaïques, « l’époux-animal » est représentatif d’une condition errante non domestiquée, la femme crée un environnement culturel à sa convenance (foyer), initiateur d’une forme de vie plus élevée. Petit à petit « la sauveuse » des origines ne put accomplir son salut qu’en se sacrifiant à l’homme, ou en se soumettant. Passivité, obéissance, labeur, patience, et goût du sacrifice, son objectif est la richesse, les bijoux et un homme, son bonheur dépend de sa conformité aux règles patriarcales !

    Les Grimm ont profondément transformé les contes, véhiculant des comportements sexistes, au service d’un processus de socialisation prônant essentiellement la passivité, le dévouement et l’autosacrifice pour les filles. Leur collection fut rééditée sept fois de leur vivant, sous une forme constamment augmentée et révisée qui s’adressait à une classe moyenne en pleine expansion. Leurs contes de fée ont été les livres les plus populaires pendant un siècle et demi (juste après la bible !).
    Dans les années soixante, en plein mouvement contestataire, des auteurs allemands reprirent les contes de Grimm et firent eux aussi leurs propres transformations : il s’agissait de susciter la création d’un public d’enfants échappant aux lois du commerce capitaliste, de politiser un auditoire d’enfants. Rosemarie Kûnzler et Irmela Brender ont réécrit Rumpelstiltskin entre autres contes, leur devise était : « Non, je préfère avoir quelque chose à vivre plutôt que tous les trésors du monde ».
    Dans l’une des versions, le caractère du meunier est exagéré, il maintient sa fille dans une situation terrible, la jeune fille est manipulée par le roi, elle est profondément choquée de la demande du lutin, hurle qu’elle ne donnera jamais son enfant, qu’elle n’épousera jamais le roi et traite de fou le petit homme, le lutin trépigne et cogne si violemment la porte qu’elle s’ouvre et la jeune fille s’échappe.
    Dans la seconde, la notion de justice est remise en question : le pauvre héros est maltraité, ce qu’il veut c’est un contact humain, il n’a pas besoin d’argent, il accepte de travailler et veut sauver la fille du meunier ; la fille du meunier est plus compatissante, elle invite le lutin à vivre avec la famille royale. C’est donc une fin ouverte, non basée sur l’or et le pouvoir. Ces contes ont été très peu diffusés et dans un milieu intellectuel restreint.
    Laurence Janner

     

    UN DECOR UN UNIVERS

    Un décor tournant à la manière d’un manège à l’ancienne, évoque tour à tour la campagne, le château du roi, la cave et sa meule de paille puis la forêt du lutin. Pour ce spectacle nous avons essentiellement recherché à la fois l’archaïsme et l’étrangeté. Chacun des comédiens a travaillé souterrainement à partir d’un animal non domestique, ce qui donne à chaque personnage une gestuelle et une sauvagerie très particulière. Dés le début du spectacle les enfants sont plongés dans un univers étrange puisque les comédiens leur donnent à entendre un conte en… une langue inconnue, puis chaque comédien vient présenter son personnage, son histoire à travers une chanson. Alors l’histoire peut commencer, il était une fois… et tout peut arriver !

     

    UN CD UN LIVRET
    Comme pour Blancheneige, en collaboration avec les éditions Le Port a jauni nous avons souhaité éditer un livret qui donne le texte intégral du spectacle ainsi que les chansons. Les illustrations sont de Mathilde Chèvre. À la fin du CD les enfants peuvent accéder à des jeux sur le thème du spectacle.