Badaboum Théâtre
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13007 Marseille
T. 04 91 54 40 71
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Petit Futé
à partir de 3 ans

Trois petits cochons

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Le retour à la tradition orale à ceci de bon qu ‘elle n’édulcore rien. Vous croyez que Messire loup a toujours soufflé de sa gueule terrifiante sur les maisons des petits porcins, comme nous l’a fait croire Mister Walt ? Que nenni : dans les trois versions présentées ici, le canis lupus trouve plus efficace de se retourner et de lever la patte, de péter et de « vessir », pour que s’effondrent les habitations plus ou moins précaires des quadrupèdes apeurés…

Ce spectacle a reçu le prix de la mise en scène et de la scénographie au Festival d’Assilah 2012 (Maroc).

Du 9 au 17 juillet 2019 :

Mardi 9 juillet – 14h30
Mercredi 10 juillet – 10h et 14h30
Mardi 16 juillet – 14h30
Mercredi 17 juillet – 10h

Réservation conseillée.
D’autres séances peuvent s’ouvrir à tout moment,
se renseigner au 04 91 54 40 71.

Réservation
Notre jauge étant limitée, il est fortement conseillé de réserver vos places par téléphone au 04 91 54 40 71.
Le règlement s'effectue sur place, 1/4 d'heure avant le début de la représentation. Attention ! nous ne prenons pas la carte bleue.
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Conte populaire anglo-saxon issu de la tradition orale.

Mise en scène : Laurence Janner assistée de Jocelyne Monier
Avec : Magali Bazart, Jean-Noël Lefèvre et Laurent Vignaux
Scénographie : Olivia Tournadre
Costumes : Cyrielle Douet
Lumières : La Phalène
Avec la participation de : Fabrice Césario

© Badaboum théâtre production

 

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  • Des cochons aux pieds d’argile

    On a vu au théâtre Badaboum, « Trois petits cochons » font feu de tout bois et …rire les petits

     

    Trois petits cochons, vus au travers de trois versions d’un conte traditionnel et de l’interprétation joueuse de trois comédiens. Une triplette tour à tour comique ou inquiétante qui fait mouche.

    Devant un fond de champêtre et plutôt bucolique, c’est Jean-Noël Lefèvre qui s’attache à conter  une première version, les cochons sont ici des petites poulettes mignonnettes. Figurines d’argile qu’il déplace sur une large feuille où il dessine l’intrigue au fur et à mesure. Grâce à une bande-son astucieuse, quand le soleil commence à se coucher, la tension monte. La mise en scène minimaliste de Laurence Janner laisse libre cours à la créativité des acteurs. On est dans la maison d’épines avec la poule apeurée qui s’enferme  « cric, crac » avant que le loup ne vienne la dévorer, non sans avoir pété, « vessi », gratté et démoli la demeure de fortune du fragile volatile.

    La figure primitive du loup inquiète forcément, tant elle convoque les peurs de l’enfance, mais le conte suscite aussi le rire des petits dans ses élans scatophiles qui font « splash » et «prout ». Chaque tableau ménage aussi la part belle au courage triomphant du petit animal qui finit par griller la « malebête », Magali Bazart, recouverte d’argile boueuse, s’oppose ainsi « par les poils de son menton » aux fourberies d’un monstre malléable qu’elle incarne également avec un talent effrayant. Enfin, Laurent Vignaux porte la dernière histoire qui s’achève en ronde joyeuse quand le trio malicieux et aux pieds agiles chante, dans une ambiance boule à facette, sur l’air si connu de Walt Disney autour de la gamelle où cuit le méchant loup. Forcément réjouissant !

    Gwenola Gabellec - La Provence, Dimanche 1er juillet 2012

  • Trois petits cochons

    Trois petits cochons, certes, mais pas queue.

    Parce qu’au Badaboum on ignore toujours les sentiers battus, les acolytes de Laurence Janner font sa fête au conte lisse, le trucident joyeusement sur l’autel de la relecture, et offre une jubilatoire et triple version de l’histoire bien connue. En habits de ferme et le verbe haut, prompts à dégainer bouillasse et vieux françois, les comédiens (excellents Jean-Noël Lefèvre, Magali Bazart et Laurent Vignaux) donnent chacun à leur tour leur vision de l’affaire, « trois poulettes » par ci, « trois petites maisons » par là, jusqu’à la « Treue » finale et cathartique. Des univers lardés de répliques goûtues au fumet paysan, où le loup préfère lever la patte, péter et « vessir » que souffler comme un perdu, où les animaux causent entraide plutôt que morale et bonne conduite à tenir. Bref, ces cochons-là ne mollissent pas du jambon, et offrent à leur public un exutoire réjouissant autant qu’instructif à la pression de nos bonnes éducations.

    S.C - Marseille l'Hebdo, le 27 juin 2012

  • Cochons comme copains

    Trois versions anciennes du fameux conte, avec des invités volatiles, à dévorer au Badaboum théâtre.

    Le retour à la tradition orale a ceci de bon qu ‘elle n’édulcore rien. Ainsi, comme Pinocchio achevait à la massue son cricket farceur, ou comme le chaperon rouge tirait la bobinette avec une sensualité débordante, les histoires qui ont, au fils du temps, forgé les Trois petits cochons tels qu’on les connaît (notamment via Disney), faisaient sans ambages dans la scatologie. Vous croyez que messire le loup avait toujours soufflé dans sa gueule terrifiante sur les maisons des petits porcins, comme nous l’a fait croire mister Walt, que nenni : dans les trois versions qu’exhument, jusqu’à la fin du mois, Laurence Janner et l’équipe du Badaboum, le canis lupus trouve plus efficace de se retourner et de lever la patte, de péter et de « vessir », pour que s’effondrent les habitations plus ou moins précaires des quadrupèdes apeurés…

    Ce retour aux sources, aussi jubilatoire et exutoire pour les minots qu’il peut se révéler un brin gênant pour les adultes, n’est pas la moindre qualité du triptyque concocté par Laurence Janner et son trio d’excellents comédiens (le délicat Jean-Noël Lefèvre, l’ardente Magali Bazart, et le magistral Laurent Vignaux), dans un joli décor campagnard et des costumes de garçon de ferme.

    Utilisant l’argile avec malice et sous toutes ses formes (peinture, sculpture, ou dans un réjouissant bain de boue), dans de nombreux échos et une bande-son, subtile, avec un crescendo qui voit trois solos se transformer en vrai trio, les histoires -où plusieurs volatiles ont parfois le rôle dévolu sur le tard aux seuls porcins-, déroutent leurs bons conseils. Et l’on se réjouit d’ailleurs que lesdits conseils insistent davantage sur la confiance et l’entraide (ah les deux poulettes traîtres !) que sur la nécessité Sarkozienne et sécuritaire de se protéger et de se claquemurer…

    Bref, ces Trois petits cochons-là font un très bon cru, et une belle catharsis. Ce qui est rappelons-le, une des plus grandes vertus des  contes, hier comme aujourd’hui.

    Denis Bonneville - La Marseillaise

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